Alors qu’en 1925, Le Corbusier (avec Pierre Jeanneret) présente au sein de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes une œuvre affichée comme « une synthèse totale de toute [ses] recherches » mais aussi comme « un pavé au milieu des arts décoratifs » – le Pavillon de l’Esprit Nouveau –, ce que l’on choisit de nommer le « Moment 1925 » peut être plus largement considéré comme un espace-temps fondamental dans l’œuvre et la pensée de l’architecte pluriel et de son Atelier. Moment d’aboutissement de recherches et de réflexions menées depuis parfois plus de quinze années sur les questions architecturales, urbanistiques, « décoratives », picturales ou éditoriales, il est aussi en conséquence un nouveau commencement pour l’artiste qui jouit alors d’une notoriété grandissante en France et au-delà, et débute un amendement à ses principes ou parfois leur révision : un moment de bascule. Ce moment de bascule marque un temps de recherches parfois contradictoires où équilibre et mouvement vers de nouveaux programmes ou théories dialoguent.
Comité d’organisation
Bénédicte Gandini (Architecte-historienne Fondation Le Corbusier). Elise Koering (Maîtresse de conférences en Histoire et Cultures Architecturales ENSA Strasbourg. UMR 3400 ARCHE—Université de Strasbourg-ENSAS. LACTH-ENSAP Lille)